Maison Française n°544 Oct.-Nov. 2006
| 4,50 € |
Réf : MF544Z1 Plus que quelques exemplaires ! |
Pourquoi Macadam déco? Parce que la ville c’est sexy, stimulant, eupho-risant,
exaltant parfois. Il n’y en a pas une pareille. J’aime les villes, elles
ont toujours quelque chose à offrir. Même si on n’est pas toujours d’ac-cord,
elles bougent. Je les aime tellement qu’à une époque de ma vie, pour
partir en vacances, je changeais de ville. Je ne voulais surtout pas changer
d’air ! La ville est un espace ouvert. Ouvert à tout et en premier à la créa-tion
sous toutes ses formes. Vivre en ville est un défi quotidien que nous
sommes nombreux à relever. Pensez que 50000000 de Français, à quelques
individus près, vivent en zone urbaine, contre 5 000 000 au début du
XX e siècle. C’est dire si je ne suis pas la seule à l’aimer. Et c’est justement
pour célébrer cette passion commune que je vous propose dans ce numé-ro
d’octobre un petit tour en ville. À New York, Roger Prigent, gentleman
photographe et antiquaire, confronte le style Empire aux gratte-ciel (p. 182).
À Bruxelles, la dame blanche de la mode, Johanne Riss, démontre qu’un
espace industriel peut se recycler en lieu de vie où se retrouvent atelier,
showroom et vie privée (p. 162). À Rome, contemporain rime sans pro-blème
avec ancien (p. 202). Quant à notre enquête (p. 24), elle vous don-nera
le vertige ! Pour les fanatiques de la ville, mieux vaut une mansarde
citadine qu’un pavillon en grande banlieue. Mon premier quinze mètres
carrés, juché au sommet d’un étroit escalier en colimaçon, était doté d’un
énorme poêle à gaz qui faisait « boum» chaque fois que je l’allumais et qui
chauffait comme un forcené. La cuisine et la salle de bains étaient si astu-cieusement
agencées que lorsque je me penchais au-dessus du lavabo, l’ar-rière
de ma personne dépassait dans la cuisine. De la fenêtre, je voyais les
toits de Paris et des balcons croulants de géraniums… Aujourd’hui, les
amoureux de la ville, superdébrouillards, sont prêts à tout pour parvenir
à leurs fins, créant des squats, recyclant des boutiques (p. 76). On obser-ve
aussi le retour en grâce du loft, qui reste le nec plus ultra de l’habitat ur-bain.
Pas donné à tout le monde, j’en conviens. Mais il n’est jamais inter-dit
de rêver, surtout en tournant les pages de Maison Française!
Alexandra d’Arnoux
Titre : MAISON FRANCAISE
Date de parution : Oct.-Nov. 2006

